Une enquête de l'ONG Transparency International estime que les institutions politiques et judiciaires sont vues comme gangrenées par la corruption.
Parlements, partis politiques, polices et tribunaux sont perçus dans le monde comme des institutions gangrenées par la corruption, selon un rapport de l'ONG Transparency International publié jeudi 6 décembre.
Ce "baromètre de la corruption globale 2007" est basé sur un sondage mené auprès de 63.199 citoyens de 60 pays du monde. Selon lui, plus d'un citoyen sur dix a dû verser un pot-de-vin en 2007 pour avoir accès à un service, dont 22% des personnes interrogées en Asie et 42% en Afrique.
Dans l'ensemble des pays considérés, 25% de ceux qui ont été en contact avec la police se sont vu demander de payer une commission. Un constat qui concerne également la justice: au Pakistan, 96% des sondés ayant été en contact avec des tribunaux ont été confrontés à des pratiques de corruption.
"De l'argent extorqué à des citoyens innocents"
En Russie, quelque 210 millions d'euros seraient versés chaque année à titre de commissions aux tribunaux. En Afrique et dans les pays de l'ex-URSS, la corruption la plus fréquemment observée a touché les services de santé et d'éducation.
Les partis et les parlementaires pâtissent eux toujours de la plus mauvaise réputation en termes d'intégrité.
"Ces données mettent en lumière des scenarii effrayants de la vie réelle, où l'argent est extorqué aux citoyens innocents en situation extrêmement précaire, par exemple à l'occasion d'urgences médicales ou quand ils sont victimes de crimes", a dénoncé Huguette Labelle, la présidente de TI.
Challenges – 06/12/07