Dépêche : 1004
06/05/2008
Des révélations douloureuses pour Alstom
Suite à des informations de presse, une source judiciaire a confirmé qu'Alstom était bien visé, depuis novembre 2007, par une enquête judiciaire en France pour "corruption active d'agents publics étrangers", "abus de bien social et recel", lors de l'attribution de contrats à l'étranger, après une dénonciation des autorités judiciaires suisses.
Suite à des informations de presse, une source judiciaire a confirmé qu'Alstom était bien visé, depuis novembre 2007, par une enquête judiciaire en France pour "corruption active d'agents publics étrangers", "abus de bien social et recel", lors de l'attribution de contrats à l'étranger, après une dénonciation des autorités judiciaires suisses.
Aucune mise en examen n'a été à ce jour prononcée par les juges Renaud van Ruymbeke et Xavière Simeoni en charge de l'enquête française, a ajouté la source judiciaire.
Citant des sources proches du dossier, le Wall Street Journal assure qu'Alstom aurait notamment versé 6,8 millions de dollars pour faciliter l'obtention d'un contrat de 45 millions de dollars portant sur l'extension du métro de Sao Paulo, au Brésil.
Les enquêteurs s'intéressent également, selon le quotidien, à des "versements douteux" de 200 millions de dollars qu'Alstom aurait effectué dans le cadre de projets au Brésil, au Venezuela, à Singapour et en Indonésie.
La justice suisse a été saisie après la découverte en 2004 au cours d'un audit réclamé par la Commission bancaire suisse, de documents prouvant que quelque 20 millions d'euros destinées à des "sociétés écran (du groupe français) en Suisse et au Liechtenstein" avaient transité par une petite banque zurichoise, explique le quotidien américain.
L'argent était destiné à des responsables marketing d'Alstom à Singapour, en Indonésie, au Venezuela et au Brésil, selon le journal.
"La nature des transactions et les documents, qui étaient souvent écrits à la main, ont mené à la conclusion qu'il y avait corruption", ajoute le WSJ, citant un rapport du cabinet d'audit KPMG de février 2004.
(© Secure Finance)