Dépêche : 1026
13/05/2008
Des soupçons de corruption pèsent sur la construction du TGV argentin
Un ex-député de l'opposition, Mario Cafiero, a déposé plainte contre le projet de train à grande vitesse en Argentine, le premier d'Amérique latine, pour réclamer une enquête pour des faits présumés de corruption.
Les plaignants s'interrogent sur le coût de ce projet, redoutant qu'il ne se transforme en nouveau "Yacireta", du nom d'un énorme barrage construit dans les années 80 à la frontière entre l'Argentine et le Paraguay, devenu un "monument à la corruption" de l'aveu même de l'ex-président Carlos Menem.
Les plaignants estiment "ruineux" le coût final de ce projet de ligne à grande vitesse entre Buenos Aires et Cordoba, 700 km plus au nord-ouest, arguant du fait que le prix fixé dans le contrat conclu entre le consortium Veloxia, emmené par le groupe français Alstom, atteint près de quatre milliards de dollars quand Alstom avait évalué à quelque 1,35 milliard de dollars le coût de son projet en Argentine.
Ce prix final tient compte des conditions de financement de ce projet, assuré à 100% par la banque française Natixis, qui prévoient un remboursement étalé sur 30 ans avec sept ans de grâce en faveur du gouvernement argentin.
(© Secure Finance)