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Baromètre mondial de la corruption se concentre sur la petite corruption, sur la perception de la corruption au sein des institutions publiques ainsi que sur les personnes et organisations qui ont la confiance des citoyens pour combattre la corruption.
Principaux résultatsAu cours des douze derniers mois, une personne sur quatre a payé un pot-de-vin à l’un des neuf services ou institutions répertoriés dans l’enquête, qui vont du domaine de la santé à l’éducation en passant par la justice et l’administration fiscale. La police est la plus fréquemment citée comme bénéficiaire de bakchichs : 29% des personnes interrogées ayant eu des contacts avec la police indiquent avoir dû payé un pot-de-vin.
Peu de personnes ont confiance en leurs gouvernements ou leurs politiciens. Huit personnes sur dix considèrent que les partis politiques sont corrompus ou extrêmement corrompus. L’administration publique et le Parlement sont ensuite les institutions considérées comme les plus corrompues.
Malgré ces résultats inquiétants, l’enquête montre, dans le même temps, que sept personnes sur dix se disent prêtes à dénoncer un cas de corruption.
La corruption progresse en FranceDeux tiers des Français estiment que la corruption a augmenté dans notre pays depuis 2006 et 7% des personnes interrogées disent en particulier avoir dû payer un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois à l’occasion d’une relation avec un service public. Les Français jugent par ailleurs plus sévèrement l’action du gouvernement en matière de lutte contre la corruption. 68% des personnes interrogées ne la jugent pas efficace. Les partis politiques et, dans une moindre mesure, le monde de l’entreprise, sont considérés comme les plus perméables à la corruption
Selon Daniel Lebègue, Président de TI France, « les résultats du Baromètre 2010 rappellent l’urgence qu’il y a à ce que nos représentants politiques prennent enfin des mesures concrètes pour restaurer la confiance des citoyens. C’est l’un des objectifs des recommandations que nous présentons ce matin même au groupe de travail de l’Assemblée nationale sur la prévention des conflits d’intérêts. L’engagement de tous les citoyens est aussi indispensable et les résultats du Baromètre sont à cet égard très encourageants.»