Sherpa et Transparence International France se réjouissent de la libération, lundi 12 janvier à 19h, des quatre acteurs de la société civile gabonaise en détention depuis les 30 et 31 décembre derniers en raison de leurs activités en faveur de la bonne gouvernance et de l'intégrité. Cette libération fait suite à la forte mobilisation internationale de ces derniers jours, notamment celle des ONG et des autorités françaises à Paris et Libreville.
Leur mise en liberté n’est toutefois que provisoire, les chefs d'inculpation étant maintenus. L'action se concentre donc maintenant à la préparation de leur défense en coordination avec Me Ruphin Nkoulou Ondo, l'avocat gabonais mandaté par les familles. L'objectif final étant bien sûr, l'abandon total des charges retenues.
Les personnes arrêtées les 30 et 31 décembre derniers sont :
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Gregory Ngbwa Mintsa, plaignant dans l’affaire des Biens Mal Acquis initiée en France ;
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Marc Ona Essangui, Coordinateur pour le Gabon de la campagne « Publiez Ce Que Vous Payez » (PCQVP) qui milite pour une gestion transparente des revenus des industries extractives ;
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Georges Mpaga, Président du Réseau des Organisations Libres de la Bonne Gouvernance au Gabon (ROLBG) ;
- Dieudonné Koungou, journaliste au bimensuel privé Tendance Gabon. Celui-ci a a bénéficié d'une décision de liberté
provisoire dès le 7 janvier ;
- Gaston Asseko, Directeur technique de la radio Sainte-Marie appartenant à l'Eglise catholique.
Ces personnes sont accusées de "Détention d'un document en vue de sa diffusion dans un but de propagande" et de "Propagande orale ou écrite en vue de l'incitation à la révolte contre les autorités".
Il est pourtant évident que leur seul tort est de réclamer l'application au Gabon des règles de bonne gouvernance édictées par les institutions internationales auxquelles le pays adhère, c’est-à-dire la transparence et la probité dans la gestion des deniers publics.
S’agissant précisément de Monsieur Gregory Ngbwa Mintsa, il ne fait aucun doute que cette arrestation, qui succède à de multiples intimidations à son endroit, est directement liée à sa constitution de partie civile dans l’affaire des Biens Mal Acquis.