Promotion du whistleblowing

Le « déclenchement d’alerte éthique » ou whistleblowing
Un individu, témoin d’actes illicites dans le cadre de son activité professionnelle, peut décider d’alerter les autorités ayant le pouvoir d’y mettre fin. On parlera alors de déclenchement d’alerte éthique, ou whistleblowing en anglais – littéralement « donner un coup de sifflet ».
Transparence International France considère que les systèmes de whistleblowing, s’ils sont correctement encadrés, constituent un outil important de lutte contre la corruption. Pour qu’ils soient crédibles et efficaces, deux principes doivent guider leur mise en œuvre :
- Protéger le déclencheur d’alerte contre d’éventuelles représailles
- Encadrer leur utilisation pour prévenir les abus (dénonciations calomnieuses)
Sur ce premier point, la loi contre la corruption de novembre 2007, qui instaure la protection des déclencheurs d’alerte dans les entreprises, représente une avancée importante. TI France estime néanmoins que le dispositif français doit encore être renforcé pour la fonction publique.
La prévention des abus passe elle par la mise en place de garde-fous permettant d’exclure les plaintes malveillantes exercées par vengeance, par dépit, ou encore destinées à favoriser la concurrence.
Au sein du réseau TI, la question du whistleblowing et de la protection des déclencheurs d’alerte est envisagée de manière plus large et concerne tous ceux qui donnent l’alerte, y compris en dehors d’une activité salariée professionnelle : citoyens, journalistes, militants de la société civile...
En savoir plus sur le travail de TI sur cette question

Rapport du groupe de travail sur le déclenchement de l’alerte éthique
Publié en octobre 2004, le rapport "Favoriser le déclenchement d'alerte en France" fait une série de recommandations pour la mise en place d’un système dans les entreprises et les administrations. Il insiste notamment sur la protection des déclencheurs d'alerte et les moyens d’éviter les abus.
Intervention de Pierre-David Labani lors du colloque sur les droits des victimes de la corruption
Administrateur de TI France et rapporteur du groupe de travail sur le déclenchement d’alerte éthique, Pierre-David Labani fait le point sur les mécanismes de whistleblowing en France.
La Lettre de Transparence a consacré plusieurs de ses articles à ce sujet
- LLT 35 : « La protection des déclencheurs d’alerte dans la nouvelle loi », par Pierre-David Labani
- LLT 32 : Entretien avec le professeur Antonmattei, auteur du rapport « Chartes éthiques, alerte professionnelle et droit du travail français : état des lieux et perspectives »
- LLT 28 : « Le whistleblowing est désormais explicitement autorisé en France », document d’orientation de la CNIL
- LLT 26 : « Déclenchement d’alerte : les expériences étrangères », suite à la publication du rapport de TI France
- LLT 23 : « Déclencher l'alerte - Un dispositif de prévention et de lutte contre la corruption », présentation du rapport 2004 sur le whistleblowing
Autres ressources
Loi du 13 novembre 2007 relative à la lutte contre la corruption
L’article 9 renforce la protection des déclencheurs d’alerte et rend nul de plein droit tout licenciement, sanction ou mesure discriminatoire, directe ou indirecte, dont ils pourraient faire l’objet pour avoir témoigné de bonne foi de faits de corruption dont ils auraient eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.
Travaux de Transparency International
TI a notamment publié un rapport "Alternative to silence" sur les mécanismes de déclenchement d'alerte éthique mis en place dans 10 pays européens (Bulgarie, République Tchèque, Estonie, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Roumanie et Slovaquie).
Accéder au rapport« Chartes éthiques, alerte professionnelle et droit du travail français : état des lieux et perspectives » Rapport Antonmattei-Vivien remis au Ministre du travail Gérard Larcher en mars 2007
Document d’orientation de la CNIL pour la mise en oeuvre de dispositifs d’alerte professionnelle
Publié le 10 novembre 2005, ce document précise les principales règles que la CNIL recommande aux entreprises d’adopter en matière d’alertes professionnelles, pour se conformer à la loi informatique et libertés.