Lutter contre la malédiction des ressources vertes
Le rapport met en garde contre le risque de malédiction des ressources vertes. Les nouvelles technologies pouvant être substituées aux combustibles fossiles requérant des ressources naturelles, il est primordial que les industries exploitant ces ressources soient transparentes et rendent publics les paiements effectués auprès des gouvernements. C’est une condition pour que les citoyens puissent s’assurer que les recettes sont utilisées à leur avantage.
De la même manière, les gouvernements qui vendent des terrains pour la culture de biocarburants doivent encourager la participation et la surveillance publiques pour que les droits de propriété des communautés locales soient respectés.
Enfin, en matière de lutte contre la déforestation, 28 milliards de dollars devraient être transférés chaque année aux pays disposant de grandes forêts tropicales. Or l’exploitation forestière illégale, représentant plus de 10 milliards de dollars américains par an, est d’ores et déjà alimentée par la corruption des douanes et des autorités de gestion des terres. Là aussi, des efforts importants doivent être entrepris.
La parole donnée aux experts
Le rapport réunit les analyses de plus de 50 éminents experts en matière de changement climatique originaires de 20 pays différents portant sur un large éventail de problèmes et notamment :
- Les politiques du changement climatique et la redevabilité (accountability) des institutions de financement
- Le rôle du secteur privé
- L’intégrité des marchés du carbone
- La réponse aux conséquences du changement climatique dans les pays en développement (infrastructures résistantes au climat, préparation aux migrations climatiques et amélioration de la gestion des catastrophes)
- La gouvernance en matière forestière
Des études de cas venant d’Autriche, du Bangladesh, de Bolivie, de Colombie, du Kenya, des Philippines, d’Espagne ou encore des Etats-Unis illustrent la dimension globale des défis posés par le réchauffement climatique.