TI appelle le G8 à prendre des mesures efficaces contre la crise
Alors que les pays du G8 se réunissent du 8 au 10 juillet en Italie, Transparency International appelle les gouvernements à une plus forte mobilisation pour mettre en œuvre leurs engagements anti-corruption et remédier ainsi au manque d'intégrité et de transparence qui ont joué un grand rôle dans la crise actuelle.
Dans son 3ème rapport d’évaluation des actions du G8 publié le 8 juillet, TI juge en effet que la mise en œuvre par le G8 des engagements anti-corruption est insuffisante. Cette situation est d'autant plus problématique au regard des dépenses massives et globales engagées pour la relance de l'économie.
TI appelle donc les gouvernements de ces pays à accroître leurs efforts pour appliquer leurs engagements internationaux.


Engagements internationaux
La Convention de l’OCDE contre la corruption a pour but d’enrayer la corruption d’agents publics étrangers dans le commerce international. Cependant, seuls l'Allemagne et les Etats-Unis appliquent activement les dispositions de la convention. Le Canada, la France, le Japon, ou encore le Royaume-Uni n'ont pas encore mis en œuvre toutes les actions nécessaires pour décourager les paiements illicites. Concernant la Convention des Nations Unies contre la corruption et la Convention du Conseil de l’Europe contre la corruption, la Russie ne s’est pas encore mise en conformité avec ses engagements. L'Allemagne, l'Italie et le Japon n'ont par ailleurs toujours pas ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption.
Alors que le G8 s’était engagé à protéger les marchés financiers contre les abus criminels – y compris la corruption –, les ministres des finances du G8 ont reconnu en juin 2009 à l’occasion du « Lecce framework » qu'un manque d'intégrité, de probité et de transparence avait contribué à la crise. Les Etats ont reconnu que la mise en œuvre des engagements existants pour remédier à cet échec a souffert d’un manque de volonté politique. Il est temps aujourd'hui pour le G8 de démontrer cette volonté par la mise en place de critères et d’un calendrier précis guidant son action future. Le plan d'action du G20 et les rapports de progrès périodiques sont, à ce titre, exemplaires.
Approfondir le rapport d’auto-évaluation du G8
L’étude du G8 sur la mise en œuvre par les Etats de leurs engagements anti-corruption ne fournit pas d’informations cohérentes et détaillées sur les progrès qui restent à faire. Les futurs rapports devraient corriger cette défaillance en incluant notamment des évaluations indépendantes produites par la société civile.