Promouvoir le respect des engagements internationaux pour que les conventions anti-corruption soient enfin mises en œuvre
Durant les années 1990 et 2000, les Etats se sont dotés de plusieurs conventions régionales visant à lutter contre la corruption (Organisation des Etats Américains, Conseil de l’Europe, Union Africaine). En 1997, la
convention de l’OCDE contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales a par ailleurs été adoptée. Cette reconnaissance progressive par la communauté internationale du caractère prioritaire de la lutte contre la corruption a abouti à l’adoption en 2003 de la
convention des Nations Unies contre la corruption (dite convention de Mérida ou UNCAC), signée par plus de 140 Etats.
Transparency International a beaucoup œuvré pendant ses premières années d’existence pour que ces conventions existent. La priorité du mouvement est aujourd’hui de promouvoir leur application effective. TI conduit ainsi différentes actions et interpelle régulièrement les Etats signataires pour qu'ils transposent dans leurs droits internes et mettent en oeuvre les dispositions prévues par ces conventions.
Le chemin qui reste à parcourir est considérable. Ainsi que le montre, par exemple, les rapports de progrès publiés chaque année par Transparency International sur la mise en œuvre de la convention OCDE, de trop nombreux Etats parmi les 38 signataires refusent encore de s’acquitter de leurs obligations. Il s’agit pourtant de la convention la plus opérationnelle à ce jour.